Le moineau

09jan10

Tendre petit être,

Ton vol parmi les dieux

S’est arrêté à ma fenêtre.

Un bruit sourd a levé mes yeux.

Je me suis approchée de toi inquiète.

Des plumes tourbillonnaient encore

Au-dessus de ta jolie tête.

Tu as cligné des yeux et vu ton sort.

Doucement, j’ai posé mon doigt.

Ta douceur presque impalpable

M’a révélé ta fragilité et mon émoi.

Mon impuissance m’a rendue coupable.

Tu gis encore sur mon balcon.

De là, je te regarde.

Une dernière nuit je t’y attarde,

Pour la liberté avant la prison.

Ton âme est déjà loin.

Elle pérennise ton dernier envol

Par-delà les lacs, la lumière et les pins.

Vois, petit moineau, tu n’es plus au sol.

Les mouches s’abattent sur toi

En vulgaires dévoreuses.

Je me surprends à chasser ces voleuses.

Je veux te protéger, petite proie.

J’ai choisi de t’enterrer.

Après avoir vu grandir notre monde,

Tu pourras l’entendre respirer.

Il te dira tout l’amour dont tu l’inondes.

Dido

Le 02/09/06



No Responses Yet to “Le moineau”

  1. Laisser un commentaire

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.