Le moineau
Tendre petit être,
Ton vol parmi les dieux
S’est arrêté à ma fenêtre.
Un bruit sourd a levé mes yeux.
Je me suis approchée de toi inquiète.
Des plumes tourbillonnaient encore
Au-dessus de ta jolie tête.
Tu as cligné des yeux et vu ton sort.
Doucement, j’ai posé mon doigt.
Ta douceur presque impalpable
M’a révélé ta fragilité et mon émoi.
Mon impuissance m’a rendue coupable.
Tu gis encore sur mon balcon.
De là, je te regarde.
Une dernière nuit je t’y attarde,
Pour la liberté avant la prison.
Ton âme est déjà loin.
Elle pérennise ton dernier envol
Par-delà les lacs, la lumière et les pins.
Vois, petit moineau, tu n’es plus au sol.
Les mouches s’abattent sur toi
En vulgaires dévoreuses.
Je me surprends à chasser ces voleuses.
Je veux te protéger, petite proie.
J’ai choisi de t’enterrer.
Après avoir vu grandir notre monde,
Tu pourras l’entendre respirer.
Il te dira tout l’amour dont tu l’inondes.
Dido
Le 02/09/06
Classé dans:poèt poèt | Leave a Comment
Tags:moineau






No Responses Yet to “Le moineau”